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 Là ou il ne reste qu'un faisceau de lumière [PV Seiichi]

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Svanhildr Alvíndóttir
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MessageSujet: Là ou il ne reste qu'un faisceau de lumière [PV Seiichi]   Lun 6 Avr - 15:09

Cela faisait bien trop longtemps qu'il était partie. Les jours étaient devenu des semaines et les semaines de mois. Si bien que la bougie qu'elle conservait auprès de sa fenêtre, allumé jour et nuit, s'était entièrement consummée. Il ne saurait plus retrouver le chemin du retour. Elle ne supportait pas cette idée, il avait promit de toujours rentrer. Une pointe de colère passa, rapidement étouffé par son pouvoir. Allongée sur le lit, elle fixait le plafond et d'un bond se leva. D'une main elle attrapa son sac à dos et fourra quelques affaires dedans, sans réellement preter attention à ce qu'elle mettait. L'important était d'agir. Elle ne pouvait pas rester indéfiniment passive. Elle eut un léger pincement lorsqu'elle franchit la porte du pensionnat. Il était interdit de quitter l'ile pour les élèves. Elle ne pourrait probablement jamais y revenir si elle parvenait à sortir. Elle prenait le risque. Il était venu à elle. Déterminée, elle avanca d'un pas rapide vers la cote. Ses doigts blancs passèrent sur la plume noire autour de son cou "Pardonne moi" chuchota t'elle.

C'était une des ces journées chaudes et humide, le soleil allait débuter sa fuite. Ses pieds s'enfoncaient dans le sable fin. Son plan était simple, prendre une de ces petites bicoques et ramer jusqu'au continent le plus proche. Puis le trouver. C'était un plan rudimentaire. Mais la volonté de la Valkyrie ferait le reste. Vetu d'un simple short kaki et d'un haut blanc, elle n'avait vraiment rien d'un marin. Ses compétences en natation étaient très limités. Il ne fallait pas qu'elle tombe par dessus bord. Le bois du ponton grincait tandis qu'elle commencait à défaire les amares. Une voix lointaine se fit alors entendre "Svan' !" elle tourna la tete immédiatement et distingua une silhouette flou qui se précipitait dans une grotte. C'était lui. Il n'y avait que lui pour l'appeller ainsi. En une fraction de seconde, elle partie à la poursuite de la silhouette.

"Sei' !"

Et elle s'engouffra dans la caverne. Haletante, elle courrait derrière ce corps qui semblait s'effacer. Evitant les pierres qui se dressaient sur le chemin, et voyant la lumière s'éloigner de plus en plus. L'étudiante tendit une main vers cette chose qu'elle poursuivait, et alors qu'elle allait attrapper son épaule, seul le vide l'acceuilli et elle trébucha s'écorchant les genoux. Le bruit résonna à travers les murs. Le son semblait s'engouffrer infiniment dans ce lieu. Un dédale probablement immense. Au sol, elle ne comprenait pas ce qu'il venait de se produire. Elle l'avait vu ! Il était là ! Elle pouvait presque le toucher.

Perdait elle la raison ? Pourquoi son bouclier laissait il passer quelque chose ? S'affaiblissait il ? Les questions se fraccassaient dans l'esprit de la jeune femme mais aucune réponse ne venaient. Elle poussa un cri de frustration. Le noir commencait à envelopper la caverne. Seul un petit faisceau de lumière parvenait à s'immiscer encore ici. Combien de mètres avait elle parcouru dans sa course folle ? Ses chaussures étaient mouillés, ses cheveux venaient se coller contre son front. Ce n'était pas son genre d'abandonner à la première difficulté. Que faire ? Poursuivre ses recherches ou reprendre son plan initial ? L'islandaise se redressa, cherchant à taton son sac, lorsque des bruits de pas et la voix se firent entendre derrière elle.

"Svan !"

C'était la meme voix, le meme ton que tout à l'heure. Tout son corps se crispa, ce n'était définitivement pas normal. Le bruit se rapprochait encore et encore. Si elle ne bougeait pas, et si c'était réellement lui, il allait la percuter. Svanhildr saurait ainsi, s'il était réel ou non.

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Seiichi Hasegawa
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MessageSujet: Re: Là ou il ne reste qu'un faisceau de lumière [PV Seiichi]   Mar 7 Avr - 21:50

La barque heurta la plage avec un petit choc, étouffé par le sable mouillé. L'homme qu'elle avait porté se releva en grimaçant. Hirsute, décoiffé, barbu et puant l'embrun et la sueur, Seiichi était méconnaissable. Une série de craquements des plus désagréables traversa ses jambes et ses bras. Urgh. L'aviron n'avait jamais été son fort et il avait ramé toute la journée. Il faisait chaud et humide, une combinaison qu'il détestait et il pouvait déjà sentir les courbatures qui allaient l'honorer de leur présence le lendemain. Urgh.
L'archiviste attacha la barque à un des poteaux d'amarrage qui longeaient la côte et déchargea ses bagages. Au moins, il n'était pas parti pour rien – il avait ramené suffisamment d’éléments pour justifier d'un séjour prolongé à Alaria ; et avec la présence d'autres Oracles à Abberline pour assurer la recherche et l'accueil des petits nouveaux, il comptait bien s'offrir quelques congés. Au moins une semaine complète à ne strictement rien faire, puis une autre à compiler les résultats de cette expédition… Et peut-être bien encore une autre à dormir, tiens.

L'Oracle souleva ses sacs en grimaçant. Des bouts de plumes empaquetés dans du papier de soie, des rognures de griffe dans une boîte de Petri, une plante aquatique dans une carafe, une gravure sur bois et un masque polynésien… Rien dont il ne puisse se passer dans ses recherches et brusquement abandonner sur la plage par manque de place ou d'énergie. Avec tout le mal qu'il avait eu pour approcher certains spécimens – saviez-vous combien il est difficile de s'approvisionner en cils de yéti ? - hors de question de les laisser sur la plage pour revenir les chercher le lendemain. Ce serait prendre un trop grand risque de vol ou, pire, de corruption des futures données qu'il pourrait extraire de ses nouveaux jouets.

Quelques secondes plus tard, Seiichi allait pourtant tout lâcher, envoyant ses précieux échantillons sur le sable. Tant pis pour les plumes de phénix et les boîtes de Pétri. Il avait fait un premier pas en direction de la ville dont on apercevait les murs au loin, lorsqu'un éclat de lumière avait attiré son regard. Là, entre les rochers menant à la grotte du dragon, était passée comme un éclair, une silhouette blanche et vive qu'il ne connaissait que trop bien. Elle semblait fuir ou poursuivre quelque chose, Svan. Et elle fonçait droit dans l'antre de Borgar, ce qui ne paraissait pas à Seiichi comme la meilleure idée du monde. Les dragons n'aiment pas être dérangés ; elle aurait dû le savoir, pourtant.

C'est ainsi que Seii s'élança vers la caverne, les membres engourdis et les poumons en feu. Elle courrait bien plus vite que lui. Cela allait sans dire – quelle chance aurait-il eu contre une Valkyrie ? Ah, il était bien content de s'être retenu de fumer pendant la traversée. Cela ne suffisait pas – il aurait dû arrêter il y a dix ans pour espérer la rattraper – et la jeune femme était déjà loin devant lui. Il ne la voyait plus. Les cailloux roulaient sous ses pieds et il s’érafla les mains en se retenant plusieurs fois à la paroi rocheuse. Il n'allait pas pouvoir continuer bien longtemps à courir dans les ténèbres grandissantes. Un bruit de choc, un peu plus loin, le fit pourtant presser le pas.

« Svan ! » Appela-t-il, en crachant à moitié ses poumons. Il fut obligé de s'arrêter et de continuer à un rythme un peu plus tranquille. Et en plus, il n'y voyait que dalle dans cette grotte de merde. Chier, voilà qu'il en devenait vulgaire.
« Svan, est-ce que tu m'entends ? » Il avançait maintenant à tâtons, le souffle court, la gorge en feu. « Svan, tu es dans le coin ? »

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Svanhildr Alvíndóttir
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MessageSujet: Re: Là ou il ne reste qu'un faisceau de lumière [PV Seiichi]   Mar 7 Avr - 23:10

Elle déplia ses muscles l'un après l'autre, elle pouvait entendre le souffle rauque de l'Oracle et sa voix l'appeller. Il était à un mètre a peine. Elle franchie les quelques pas qui les séparaient. Svanhildr avanca sa main venant toucher le front de l'homme à taton. Ses épaules s'abaissaraient de soulagement une seconde, elle n'avait pas déliré cette fois ci. Il était revenu, l'étudiante n'aurait pas à abandonner le pensionnat. Tandis qu'elle laissait sa main glisser sur le visage de l'homme et retomber le long de son propre corps sa voix cristalline s'eleva.

" La bougie s'était éteinte. J'allais partir te chercher, c'est quand j'embarquais que je t'ai vu t'engouffrer ici. Je suis partie à ta poursuite."

Des faits purs et simples, logique. Enfin presque. Seiichi aurait du se tenir devant elle, pas derrière. Il n'aurait pas du partir aussi longtemps d'ailleurs. Les goutellettes tombaient autours d'eux, dans un ploc irritant. Le silence semblait suspendre le temps. La jeune femme serra la machoire. Elle ne pouvait pas sentir le sentiment de colère couler en elle. Mais elle voulait que Seiichi sache ce qu'elle aurait du ressentir. C'était ce que les cours de théatre lui avait apprit. Meme si tu ne ressens pas l'émotion, tu peux en comprendre l'essence et la transmettre. Elle s'était procuré un ouvrage intitulé "Comprendre et rationaliser les sentiments" pour l'aider. Le libraire l'avait regardé étrangement quand elle avait demandait s'il existait un livre "Ressentir pour les nuls".
Il était temps, d'appliquer un peu son savoir. Sa voix monta d'un octave, c'était la procédure, ses poings se crispèrent et... Ah oui ! Froncer les sourcils.

" Tu peux m'expliquer pourquoi tu as disparu aussi longtemps ? Pas de lettre ! Rien !"

Mince. Svanhildr était mauvaise en improvisation. Sa tirade était trop courte pour etre crédible. Que faire ? Montrer physiquement son désaccord. Avec deux secondes de décallage elle vint ponctuer sa phrase d'un violent coup de poing dans la paroi rocheuse.

C'était pas trop mal ? Plus de naturel la prochaine fois peut etre. Concentrée sur l'analyse de la "prestation" elle ne remarqua pas immédiatement que son coup féroce avait fait trembler les murs. Des bruits sourds commencaient à provenir depuis l'entrée de la caverne. Plus de naturel et moins de force... Le faisceau de lumière se réduisait drastiquement. Des gravats commencaient à s'amonceler derrière Seiichi. Se rapprochant dangereusement. Ses yeux s'écarquillèrent, elle saisit immédiatement la main du baroudeur et fonca tout droit vers les entrailles de la caverne cherchant à fuir l'éboulement. Ses doigts ne lachaient pas ceux de l'oracle, avec agilité elle semblait rebondir sur les cailloux entrainant l'homme dans son sillage. Le bruit avait cessé depuis plusieurs minutes mais elle continua de courrir. Puis sentant la main de l'homme devenir moins ferme se figea. Ils étaient hors de danger. Elle vint fouiller dans son sac à dos et sortie une lampe à huile. Elle l'alluma, projetant les deux ombres dans ce dédale. La jeune femme se retourna lentement, les joues rouges, elle éclaira l'homme. On aurait dit qu'il revenait d'un long périple. Ses traits tirés et ses cernes le vieillissait de quelques années. L'islandaise se sentie immédiatement coupable. C'était de repos dont il semblait avoir besoin. Pas etre coincé dans une fichu caverne. Elle tenta alors de s'excuser

"Hum. C'est embetant."

Le mot était si faible, qu'on aurait pu croire que c'était de l'humour. Mais il était de notoriété publique que Svanhildr n'en avait aucun


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Seiichi Hasegawa
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MessageSujet: Re: Là ou il ne reste qu'un faisceau de lumière [PV Seiichi]   Lun 13 Avr - 22:38

« Em... embêtant ? Svan, le mot... que tu cherches, ...c'est "catas... catastrophique". »

Seiichi, étalé de tout son long contre la paroi rocheuse, peinait à reprendre son souffle. Là, c'était clair, il allait avoir des courbatures. Ses jambes chancelantes tiendraient-elles le coup jusqu'au lendemain ?
Il n'en savait rien et préférait ne pas se poser la question.

Ses poumons étaient en feu et il se demandait si elle ne lui avait pas fait un claquage, à force de tirer sur son bras comme une furie. Elle aurait pu le prendre comme un sac à patates et le balancer par-dessus son épaule – c'eût été moins désagréable.
La douleur et la fatigue ne l'inquiétaient pas tant que la perspective d'être perdu au fond d'un dédale sans fin et sans sortie de couloirs souterrains. Heureusement, il ne l'était pas seul.
... « Heureusement » ? Heureusement n'était peut-être pas le mot qu'il cherchait, au fond. Elle lui en voulait d'être parti sans laisser d'adresse ou donner de nouvelles et il ne pouvait pas vraiment la blâmer pour – c'était fort peu sympathique de sa part, mais personne n'avait jamais prétendu qu'Hasegawa Seiichi était un homme bon. Il n'avait qu'à voir le dédain qu'il prêtait à ses propres parents.

Le Japonais passa une main tremblotante dans ses cheveux perlés de sueur. Du calme, Seiichi. Du calme. S'auto-flageller ne lui servirait à rien. Un problème à la fois et ils seraient de retour pour le dîner. Doucement, il se laissa glisser sur ses mollets vacillants. Tout son sang semblait s'être concentré sur son œil invalide et bouillait dans ses veines oculaires. Il était assailli par la présence de Svan. « Valkyrie ! Valkyrie ! » croassait une voix à son oreille. La course folle, la fuite sous la pluie de rochers... Reflétant le pic d'adrénaline qui l'avait électrisé, son pouvoir s'emballait. Il n'avait besoin que de ça, tiens.
Seiichi ferma les yeux. Il voulut se concentrer sur sa respiration, sur la sensation diffuse qui effleurait ses narines, sur le point précis où l'air devenait souffle – en vain. Il avait trop chaud, trop froid, trop mal, trop soif, et il avait surtout tous ses précieux échantillons éparpillés sur la plage, à la merci de la première contamination venue !

L'Archiviste ré-ouvrit brusquement les yeux. La lampe à l'huile brillait faiblement dans les ténèbres, n'éclairant que leurs environs immédiats. Elle donnait au visage de Svan une lumière chaude, douce, rassurante. Bien sûr, la Valkyrie avait généralement autant d'expression faciale qu'un poisson remontant les froids cours d'eau de sa terre natale, mais l'Oracle crut discerner une once d'inquiétude dans ses yeux clairs.

« Tout va bien. » Déclara-t-il avec aplomb, autant que sa gorge et sa fatigue le lui permettent. Il déplia les jambes et s'assit dans une manière un peu plus confortable, remarquant au passage que ses jambes et ses bras se coloraient doucement de rouge. L'escapade avait ruiné ses vêtements déjà élimés et éraflée sa peau. Cela expliquait les brûlures et les tiraillements qui le gênaient depuis qu'il avait réussi à lâcher la main de Svanhildr.
« Tout va bien, » répéta-t-il, sûrement dans l'espoir de se convaincre lui-même. « On va s'en sortir. Svan, voyons ça comme un entraînement à grande échelle. Sors-nous d'ici avant que les affaires que j'ai laissées sur la plage ne se trempent et je te ferais goûter la meilleure gnôle de toute la Mandchourie. »

Réflexion faite, ce n'était peut-être pas le meilleur argument qu'il aurait pu sortir, mais il avait franchement fait avec les moyens du bord, là.

L'oracle se releva en se retenant de grimacer.

« Si on retrouve déjà le lieu de l'éboulement, on saura qu'on est dans la bonne direction. Qu'en dis-tu ? »

L'homme aux cheveux d'argent se força à sourire. Comme d'habitude avec Svan, ce n'était pas le moment de flancher.

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Svanhildr Alvíndóttir
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MessageSujet: Re: Là ou il ne reste qu'un faisceau de lumière [PV Seiichi]   Sam 18 Avr - 14:06

Evidémment, c'était à elle de les sortir de là. Hormis le fait que ce soit sa faute, elle doutait clairement des capacités de survies de Seiichi. L'oracle savait probablement à quel point les siens étaient surdeveloppé. Il lui confiait sa vie avec une facilité déroutante. Elle soupira et prit les mains éraflés de l'homme, commencant à les nettoyer à l'aide d'un bout de tissu déchirés, puis les banda. Heureusement qu'elle avait son sac à dos. Tout en effectuant ces soins de fortune, la voix de Svanhildr résonna dans la grotte. Avec des intonations presque militaire. Après tout, il lui avait donné un ordre : Les sortir de là.

" Non, c'est complétement bouchés, je ne sens pas d'air s'y engouffrer. Et je n'aurais pas la force de briser ces rochers. Retourner à l'éboulement ne ferait que nous épuiser inutilement. Il va nous falloir suivre ce chemin de droite, c'est là ou l'eau s'engouffre, elle doit probablement rejoindre la mer."

La valkyrie serra le pansement de l'oracle, réajuste ses chaussures puis son sac à dos et se mit en route. Elle préférait ouvrir la voie. A l'affut du moindre son, les yeux fixés vers le noir profond. D'un pas rapide au début, elle ralentie quand l'oracle ne parvint plus à suivre le rythme. Calant sa démarche à la sienne. Combien de temps avaient ils marché dans ces dédales rocailleux, les pieds humides, s'enfoncant encore et encore. Des heures probablement. . Les couloirs semblaient prendre peu à peu une forme plus sculpturale. Comme aménagé par l'homme. On pouvait presque deceler des formes dans la pierre usé par le temps et les éléments. Bien sur, de ces finesses, la valkyrie n'y preta aucune attention. Le plafond devenait plus haut au fur et à mesure des mètres. Si bien qu'ils n'avaient plus besoin d'etre voutés pour avancer. Tant mieux, sa colone vertebrale commencait à etre légerement endolorie. L'Islandaise était endurante, mais ne pas prendre en compte l'état physique de son partenaire était une erreur. S'il venait à s'effondrer d'épuisement, elle ne pourrait pas le porter indéfinement. Sa gorge était rèche, son estomac semblait vrombir du fond de son corps, tiraillé par la faim.

Ils arrivèrent au niveau d'un énieme carrefour, mais celui ci était plus spacieux, une sorte de banc de pierre tronait au centre de la pièce. Il y'avait meme des vieux flambeaux accrochés au mur.

"Assied toi Sei'"

Elle alluma les flambeaux un à un, eclairant l'étrange pièce. Trois portes se dessinaient, avec des inscriptions au dessus. Jamais elle n'aurait été capable de les lire. De toute manière, ce n'était probablement pas important. Elle tendi une gourde d'eau et deux barres de céréales au japonais.

"Mange et repose toi. Je vais aller explorer sur quelques mètres les trois entrées."
Son ami semblait si éprouvé. D'une main abimée, elle vint dégager une mèche du front de l'oracle, plantant ses yeux dans le sien. De quoi ont besoin les humains dans une situation critique ? Etre rassuré Je ne te laisserais pas pourrir ici. Je te le promet."

Il lui était bien trop cher pour qu'elle l'abandonne. Il l'a fait, lui, il t'a abandonné, souffla une petite voix dans son esprit. L'islandaise la chassa rapidement, il n'avait pas hésité à s'engouffrer dans la caverne à sa poursuite. L'islandaise puisait sa force dans tellement de chose. La volonté de protection mais aussi quelqu'un, comme elle avec Seiichi, attendait son retour. Comme en attestait la plume noire autour de son cou, un certain homme s'était lié à elle. Et sa mort l'affecterait probablement. Elle ne voulait pas lui imposer cela.

L'islandaise laissa l'Oracle seul une trentaine de minute, le temps d'explorer les trois entrées. Rien de bien fameux, pas réellement d'indice. Elle ne savait vers ou se diriger. De frustration elle se mordit a lèvre et alla s'asseoir contre le banc, serrant la plume dans sa main l'air contrariée et mutique.

Elle n'avait meme pas besoin de dire à l'oracle qu'elle n'avait rien trouvé. Son visage parlait de lui meme.

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Seiichi Hasegawa
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MessageSujet: Re: Là ou il ne reste qu'un faisceau de lumière [PV Seiichi]   Mar 21 Avr - 23:12

Le destin a parfois d'étranges manières de se manifester. Seiichi suivait Svan sans mot dire, perdu dans ses pensées. S'asseoir, puis se relever, marcher... Cette courte pause et la fraîcheur des mains de la jeune femme bandant les siennes l'avaient comme détendu, ramolli.
La fatigue l'avait rattrapé et il se concentrait maintenant très très fort pour ne pas sortir la flasque de sake qu'il gardait toujours en cas d'urgence dans la poche intérieure de sa veste. Bien sûr, ils étaient toujours perdus au fin fond d'un dédale de galeries immémoriales, mais il n'avait plus l'énergie de s'en inquiéter. Le plus logique était de faire confiance à la Valkyrie, de toute façon.

Marcher, marcher, marcher. Un pied devant l'autre. La lampe éclairait faiblement leur chemin. Il ne voyait que des pierres et le dos de Svan qui ouvrait la route. Il aurait préféré s'arrêter et dormir, mais il lui avait demandé de les sortir de là et elle prenait sa mission à cœur. Il ne lui en voulait pas. Elle seule avait les compétences nécessaires de les sortir de là – ou au moins, de s'en sortir elle, de ramener ses échantillons aux archives et de les léguer en son nom à Abberline. Il serait inutile d'envoyer une équipe récupérer son cadavre. Ses parents avaient toujours été du genre à se faire incinérer – n'importe quel vase avec un peu de cendres au fond saurait les satisfaire et leur permettre de faire leur deuil.

Mmh, ce genre de pensées ne lui ressemblait guère... Aurait-il de la fièvre ? Non. Bien qu'épuisé, il demeurait en toute possession de ses facultés cognitives. Le sacrifice n'avait jamais été son fort, mais l'intérêt de la science était qu'elle survive – outre le fait qu'elle était son amie, Abberline n'avait plus grand-chose à apprendre sur les Oracles japonais, merci bien.

L'Oracle s'assit lorsqu'on le lui intima et sourit doucement lorsqu'on lui parla. Répondre aurait été futile. Il n'avait rien à dire. Il devait conserver ses forces. C'était primordial – il devait être capable de garder Svan motivée et optimiste, au moins jusqu'à ce qu'un échappatoire se présente. Celle-ci le quitta un instant dans une grande salle qui semblait avoir été creusée par la main humaine. Il y avait trois couloirs en plus de celui dont ils arrivaient ; couloirs qui, selon Seiichi, ne les mèneraient nul part.
Il s'installa confortablement, dos contre le banc de pierre, et attendit son retour. Elle lui avait donné à manger et à boire. Il grignota une barre sur deux et l'avala avec un gorgée d'eau. Puis, épuisé, il s'endormit.

La valkyrie le tira de sa torpeur à son retour. Elle ne dit pas un mot et s'assied à ses côtés, trifouillant une plume noire qui ne lui disait rien. Ou pire, si, qui lui disait quelque chose – mais quoi, il n'aurait su le dire. Cette plume l'intriguait. Il en avait déjà vu. Une fois. Il ne savait plus où. Il avait comme l'impression que ce n'était pas le moment d'avoir cette discussion.

Avec ce qui lui parut être un effort immense, il avança la main et donna deux petites tapes amicales à l'épaule de Svan.

« On va s'en sortir. Tiens, mange un bout. » Dit-il en lui tendant la deuxième barre de céréales.
« J'ai aucune idée d'où est-ce qu'on peut être... Exactement, je veux dire. Les livres de l'école ne mentionnent pas de ruines dans la grotte de Borgar. » Il s'appuya contre le banc et se releva, les genoux tremblants.
Il se força à marcher, à faire le tour du banc, à regarder les inscriptions sur les portes. Ses doigts éraflèrent les marques, soulevant un peu de poussières. Quel triste état que ses mains de scientifiques que la fatigue rendait peu précises, peu sensibles. Les ongles étaient noirs de crasse et les pansements si gentiment apposés par la valkyrie étaient ternis par la poussière.
« Je ne parle que très peu l'Alarien ancien, malheureusement. Cela ressemble à une version archaïque de ce que je connais. » Annonça-t-il, pour lui, pour elle, pour la salle grande, vide et faiblement éclairée.

Il passa sa main dans ses cheveux gras et secoua la tête. Non, pas un mot. Rien. Il n'y comprenait rien. Seiichi soupira, recula d'un pas. Non, toujours rien. Bon. Il se retourna vers Svan et repartit dans sa direction, boitant légèrement. Il s'appuya sur le banc de pierre, l'air pensif.

« Il y a un dragon, quelque part, ici, tu le sais, non ? Je me demande s'il nous laissera partir. » Sa voix était rauque, sa gorge en feu. La douleur dans son œil, qui l'avait laissé tranquille un moment, revenait à l'assaut. « Tu es chez les Kraken et j'étais chez les Kirin... Si on avait quelqu'un de la maison du Dragon avec nous, ça aurait facilité les choses, mais ce n'est pas le cas. Qu'est-ce que tu venais faire dans la grotte, sinon ? Même pour quelqu'un comme toi, ça reste hyper dangereux. »

Parler aussi familièrement ne lui ressemblait pas, mais se laisser perdre dans les grottes où vivent les dragons non plus.

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Svanhildr Alvíndóttir
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MessageSujet: Re: Là ou il ne reste qu'un faisceau de lumière [PV Seiichi]   Jeu 14 Mai - 16:09

Avec le recul, la silhouette était indistincte, comme un reflet perdu. Elle lui rappelait ces mirages lointains et enfantins. Un peu comme ces silhouettes qu’elle avait vu dans ce rêve à l’infirmerie. Il avait été si différent de tout les autres. C’était la première fois qu’elle rêvait de Jack Deeper. Il lui avait semblé si réel, contrairement au reste de ses paysages oniriques.
La Valkyrie depuis quelques temps semblait sentir un changement en elle. Comme une fleur qui brise un permafrost. Sa présence semblait plus forte, son aura plus imposante. Ces phénomènes, elles ne se les expliquait pas.

“ J’ai probablement du halluciner. Excuse moi, c’est de ma faute si tu te retrouves dans cette situation. Depuis ce rêve à l’infirmerie, des choses que je n’explique pas se produise. Je me sens différente sans l’être vraiment.”

Elle tourna son regard opale vers le japonais troublée, les joues légèrement rouges. Il y avait dans ses prunelles de mystérieux reflets.

“ J’ai l’impression que je ressens des… choses depuis que je vois des trucs.”

Clap clap. Bravo. Ça c’est de l’analyse Svanhildr ! Non franchement, tu es barrée, y’a plus rien à faire pour ton cas. Comment veux tu que Seiichi comprenne quoi que ce soit en utilisant des mots aussi vagues ? Tu as honte de dire que depuis que tu as rêvé de ton professeur, ton bouclier semble s’affaiblir et laisser passer des émotions ? Ou du moins, ce que tu penses être des émotions.

Un léger grondement se fit ressentir sous leurs pieds mettant fin à son monologue intérieur. Quelles créatures pouvait bien peupler cette grotte ? Plus important encore, avait elle quoi que ce soit pour les défendre hormit ses poings ? Elle attrapa son sac à dos et le plaça sur ses genoux, toujours assise. Il ne lui fallu que quelques secondes pour en sortir une dague brillant de mille feux. Elle l’avait acheté à l’armurerie royale après avoir économisé pendant des mois. L’acier qui la composé était prétendument indestructible.

“ Ce n’est pas du dragon dont nous avons le plus à craindre je pense. Il ne ferait pas de mal à des gens d’Abberline. Dans tout les cas, je n’abandonnerais pas sans me battre.”

Elle resserra sa main autour du pommeau déterminée. Puis attendit que le grondement cesse. Seiichi était ce qui se rapprochait le plus d’un confident. Et il allait sûrement vouloir en savoir plus. Elle baisa les yeux un instant et réalisa que la plume noire était peut être un indice un peu trop gros. Svanhildr pria pour que l’oracle soit plus préoccupé par ce grondement que par les états d’âmes de l’Islandaise.

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Seiichi Hasegawa
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MessageSujet: Re: Là ou il ne reste qu'un faisceau de lumière [PV Seiichi]   Lun 18 Mai - 18:03

« Tu… ressens des choses depuis que tu vois… des trucs ? »

Si la formulation lui arracha un sourire, les explications données par la Valkyrie était loin de le rassurer. Svan n'était pas censée voir des trucs et encore moins ressentir quoique ce soit. Au contraire, son bouclier mental était supposé bloquer ce genre d'interférence entre ses pouvoirs et la réalité. L'académie avait même jugé inutile de sceller ses pouvoirs, dans l'idée que ceux-ci ne pouvaient plus se manifester, liés derrière son bouclier.

L'information troublait donc grandement Seiichi. Que devait-il en conclure ? Et d'où cela venait-il ? Il n'en savait rien. Confusément, l'Oracle sentait bien qu'il y avait sirène sous menhir, mais il n'était pas en état de continuer plus loin ses réflexions. Il avait faim, soif et envie de dormir. Tant pis, il s'occuperait de ça plus tard.
S'ils s'en sortaient vivants – ce qui n'était pas dit – il ne lui faisait aucun doute qu'ils rediscuteraient de tout cela. Le dialogue avait toujours été prépondérant entre eux – si on peut appeler dialogue ces longs silences entrecoupés de petites phrases que seule une intime connaissance de l'autre permettait d'interpréter à sa juste valeur. Seiichi aurait le temps de voir avec elle, plus tard, un autre jour, quand cette mésaventure ne serait plus qu'une histoire qu'ils évoqueraient en souriant, la cigarette aux lèvres, en se cachant sur le toit pour échapper aux surveillants.

Le duo avait, pour l'instant, des problèmes plus pressants.S'ils s'en sortaient vivants – ce qui n'était pas dit – il ne lui faisait aucun doute qu'ils rediscuteraient de tout cela. S'il voulait bien s'armer de courage, l'énergie lui faisait cruellement défaut. Ce n'était pas lui le tank du groupe, de toute manière et il en était, d'ordinaire, très content. Peu rassuré, il se rapprocha de Svan, qui pensait vraisemblablement pouvoir tous les deux les défendre avec un joli cure-dent que l'oracle aurait plus vu affiché en vitrine que sur un champ de bataille. Bien, très bien.

Un pied en avant, l'autre en arrière, mais en perpendiculaire du premier… Les cours de judo auxquels ses parents avaient cru bon de l'inscrire quand il était petit était bien loin, désormais. Non, ça ne servait à rien. Il y avait bien un truc… avec les bras… pour balancer les gens par terre, mais il avait oublié. Svanhildr avait l'habitude, non ? Elle saurait gérer.

Le grondement s'intensifia et, bien avant que le Japonais ne puisse se préparer véritablement au combat, une nuée de monstres apparut, déferlant parmi deux des trois couloirs précédemment observés. Les créatures se ressemblaient toutes plus ou moins : hideuses, dans les tons de vert ou de brun, couvertes d'écailles. Des gueules pleines de dents d'où sortait une haleine fétide rivalisaient avec des pattes aux longues griffes fourchues.
En un instant, le duo se retrouva encerclé.

« Chouette. » Commenta Seiichi, avant que le cercle des créatures ne fondent sur eux comme des charognards sur une chair encore fraîche.

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Svanhildr Alvíndóttir
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MessageSujet: Re: Là ou il ne reste qu'un faisceau de lumière [PV Seiichi]   Lun 18 Mai - 19:04

Combien étaient ils ? Une dizaine, facilement. Ces créatures hideuses ressemblaient à des salamandres qui se tiendraient sur leurs deux pattes. Des sortes de chimères un peu dégueulasses dont la langue fourchue ne présagé rien de bon. Enfin, c’était surtout leurs petites dents acérés qui inquiétait Svanhildr. Heureusement, les créatures ne dépassaient pas un mètre. Le soucis, c’était leur nombre. Rapidement, deux s’avancèrent pour croquer un bout de cuisse à la jeune femme. Elle les renvoya d’un coup de pied circulaire. Elle attrapa la manche de Seiichi et le tira pour qu’il monte sur le banc de pierre tandis qu’elle restait en bas, faisant reculer avec des grands gestes. L’une d’elle esquissa un coup de patte vers l’oracle. Dans un réflexe salvateur, elle lui balança un coup de dague dans le cou. Génial, elle en avait un.

“Je ne pourrais pas tous les avoir Seiichi !”

Les griffures n’étaient pas bien profondes mais se multipliait dans la mêlée. Sa priorité étant la protection de Seiichi. Ses jambes ensanglantées la portait encore. Il lui fallait une solution rapidement, avec qu’elle ne parvienne plus à esquiver les morsures qui semblait bien plus dévastatrice. Son esprit tournait à mille à l’heure. Que pouvait craindre ces créatures ?! Une autre vague semblait s’approcher du corridor gauche. Bon sang, s’il faisait demi tour, ils se retrouveraient dans un cul de sac. Un énième coup de griffe à l’arrière du genou lui fit perdre l’équilibre. Et la jeune femme manqua de percuter le rebord du banc en pierre. Ces petites merdes n’avaient donc pas de prédateurs ?!

“ Le dragon ! Le feu ! Seiichi il nous faut du feu !”

Ils pourraient probablement les faire reculer à l’aide d’un flambeau de fortune. D’un geste, elle ramassa son sac et le balança sur l’Oracle. Priant pour qu’il ne manque pas de le rattraper. Bon, son sac était un véritable fouttoir et trouver la boite d’allumette, probablement à moitié vide, et de quoi faire une torche relevait d’un exploit. Le tout sous pression d’immondices verdâtres. Allez Seiichi, je crois en ton self-control pensa la jeune femme.

Svanhildr n’avait même pas besoin de gueuler pour faire venir les bestioles sur elle. Celles-ci semblaient naturellement attirées par l’odeur du sang. Elle jouait le rôle du tank en serrant la mâchoire. Elle n’avait foutrement aucune idée de quelle sortie prendre non plus. Elle laisserait ce choix à l’Oracle. Après tout, même s’il ne parlait pas l’Alarien ancien, il était le plus a même de choisir. Ils se confiaient mutuellement leurs destins. Elle était son bras armé, il était celui qui trouvait la solution.

“ Fait nous un magnifique flambeau et choisit une des trois portes ! Je m’occuperais de nous faire trav-.. Argh”

Une des bestioles venait de faire un bon et de la morde sur le flanc droit. Elle lacha sa dague sous le coup de la surprise. La valkyrie grogna et plaça ses deux mains autour du crâne de l’animal et d’un grand coup le frappa sur son genou. Le crâne se fendit sous la pression, laissant une traînée de cervelet. Ils n’étaient pas bien solide ces petits parasites. De bouclier mental à bouclier humain. Franchement, son pouvoir serait tellement plus utile s’il pouvait se manifester sur le plan physique ! Les coups continuaient de pleuvoir, plus le sang se répandaient, plus les créatures se dirigeait vers Svan. Si bien qu’a cette allure elle allait se retrouver ensevelie.

“ Ça vient Seiichi ?!”

Elle tourna la tête vers lui vérifiant qu’il allait toujours bien.


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Seiichi Hasegawa
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MessageSujet: Re: Là ou il ne reste qu'un faisceau de lumière [PV Seiichi]   Sam 23 Mai - 11:21

Il serait malaisé de croire que parce qu'il était épuisé, affamé, égratigné, assoiffé et au bord du sacrifice, Seiichi allait se laisser manger. Bien sûr, les pré-requis au poste d'archiviste n'incluaient pas une forme olympienne et des nerfs d'acier. Mais si son penchant pour l'acool et le tabac ne laissait aucun doute à Seiichi quant à l'absence de la première, il savait qu'il pouvait toujours compter sur les seconds. Il restait un habitué des opérations de sauvetage difficiles ; il avait juste l'habitude de le faire avec une équipe armée jusqu'aux dents à sa disposition.

Avec beaucoup d'audace, il s'élança vers les bêtes, allant à leur rencontre et décrochant un crochet du gauche vers une mâchoire verdâtre. Son épaule le lui reprocha immédiatement et s'employa à le lui faire regretter. Il n'eut pas le temps de gémir que trois lézards étaient sur lui, sur ses jambes, s'attaquant à ses bras. Il s'en débarrassa comme il put, refusant de s'arrêter de bouger – l'immobilité, dans une telle situation, serait un arrêt de mort brusque, sanglant et définitif. Tout devenait flou. Il y avait le bruit, la douleur et l'adrénaline. Seiichit battait des bras et des jambes de manière instinctive, désordonnée et qui pourtant restait parfaitement consciente. Grognant, éructant, le souffle court et les membres endoloris, il n'avait pas le choix. Il ne savait pas se battre, il n'était pas un guerrier. Il était, au mieux, un tacticien, un donneur d'ordre. Mais pris dans la mêlée, aux mains avec des bêtes d'un autre âge, il n'était plus qu'un corps qui se défendait comme il le pouvait. Ses membres se mouvaient littéralement tout seul, répondant à des informations que son cerveau ne prenait pas le temps d'analyser avant de les leur transmettre.

Son esprit, lui, se retenait bien d'intervenir, se contentant d'observer les vagues instoppables et grouillantes qui peu à peu le submergeaient. Sans méthode ni plan B, il se contentait de laisser ses réflexes optimiser ses chances de survie.
C'est ainsi qu'il ne vit pas le sac de Svan lui arriver dessus. Il l'évita par chance et le rattrapa comme il put. Du feu ? Cette fille était un génie ! Très optimiste, mais un génie. Du feu, du feu, du feu. Cent griffes s'enfonçaient dans sa chair, mille dents le mordaient sans relâche. Du feu, du feu, du feu. L'oracle renversa le contenu du sac par terre, brisant lampe à huile et flacon d'alcool de premier secours. Ses yeux inspectaient furieusement le contenu, pendant que ses bras se servaient du sac comme un bouclier de fortune. L'immobilité, c'était la mort – et dire que Svan attirait sûrement le gros de ces bestioles. Seiichi l'avait peut-être entendu crier. Il ne savait pas. Il ne savait plus. Le sang battait avec force dans ses tempes et il ne pouvait même pas dévouer une once d'énergie à l'espoir qu'elle s'en sorte. Il n'était pas encore mort, c'est bien qu'elle devait s'en sortir.

Profitant d'un instant de répit entre deux agressions, l'oracle en profita pour se saisir maladroitement d'une boîte à allumette à moitié éventrée. Le sac était maintenant trempé de sang, de sueur, d'alcool, d'huile et de fluides innommables. Parfait, il saurait quoi en faire. Seiichi craqua une allumette de ses doigts tremblants et y mit le feu avant de le lâcher à terre. Les flammes s'élevèrent sans se faire attendre et avec elles une fumée sombre, tenace et malodorante. Seiichi n'avait pas réfléchi plus que ça ; mais les différents liquides hautement inflammables que contenait le sac de Svan s'étalaient doucement au sol. Avec eux, les flammes se propageaient, semant la panique parmi leurs agresseurs. Très bien, très bien ; mais l'oracle ne pouvait pas prendre un instant de repos. Il n'y a pas que les lézards sous-terrains qui craignaient l'incendie – les humanoides aussi.

La caverne résonna bientôt du cri d'agonie des bestioles, l'air se chargeant de la puanteur durable des chairs carbonisées. Le Japonais fut pris à la gorge ; les larmes lui montèrent aux yeux. Mais il n'avait pas le temps, pas le temps, pas le temps. Dans un dernier effort, le Japonais s'élança vers Svan. Fuir. OK. Maintenant, il fallait partir. OK, OK, OK. Trois portes. Les lézards venaient de celles de droite et de gauche. S'ils prenaient celle du milieu… Ils avaient peut-être une chance.
Enfin, la Valkyrie fut dans son champ de vision. Elle s'était retournée vers lui, elle lui avait parlé. Il n'avait rien entendu. Il n'entendait plus rien. Plus que les cris. Tout autour d'elle n'était que cadavres ensanglantés, démembrés, du rouge, du vert, du gris et du brun. Il ne voulait pas voir ça, alors il oublia – fermant son champ de vision, le réduisant à la Valkyrie seule, à sa crasse et à ses blessures, à sa force et à sa beauté, à cette lumière qu'elle était dans les ténèbres irisées de flammes de cet enfer souterrain. Il dégagea d'un coup-de-poing un cadavre encore brûlant et pas tout à fait mort, qui chancelait vers lui, et atteint enfin la jeune femme. Quelle horreur. Il n'aimait pas la guerre. Il n'aimait pas le sang. Il n'était pas un guerrier. Il n'aimait pas les crânes ouverts et les cages thoraciques éclatées. Mais il n'était pas seul ; il y avait les yeux clairs de son amie pour le guider dans le cœur de la nuit.

Seiichi lui tapa sur l'épaule et lui intima d'avancer, boitant vers le couloir du milieu. Il avait voulu parler, mais aucun son n'était sortit de sa bouche. Un mince filet de sang y perlait, entre la saleté et les griffures, et son corps n'était plus qu'une longue traînée de blessures, plus ou moins profondes, et de douleurs à venir, lorsque l'adrénaline serait redescendue. Il n'avait toujours pas le temps pour ça. Tant pis si les chairs de son mollet étaient à vif ou si un doigt se pliait dans un sens peu orthodoxe. Il s'en occuperait plus tard.

Derrière lui, derrière eux, le brasier brûlait comme un feu de joie, bloquant de toute façon l'accès aux autres sorties. Leurs assaillants prenaient la fuite, évitant le tunnel qu'ils allaient emprunter. Que pouvaient-ils craindre ou espérer de ce gouffre sombre qui s'enfonçait dans les profondeurs de la terre ? Il n'en savait rien. Mais bientôt, quand les tendons finiraient par se faire entendre au milieu du vacarme, des litres et des litres de sang qui battaient les tambours de guerre sous son crâne, bientôt, il faudrait s'arrêter.

Mais plus tard, plus tard, plus tard… Il s'en occuperait plus tard. Est-ce que Svan allait bien ? Comment allait-elle ? Est-ce qu'elle le suivait, au moins ? Il aurait fallu se retourner pour le dire, mais il n'en était pas capable. Tout ce qu'il pouvait, c'était avancé. Son cerveau se remettait doucement en marche, alors que ses pieds continuaient d'avancer, ralentissant peu à peu. Ses genoux ne voulaient plus courir.

Il y avait tellement de choses à penser… Tellement d'informations à traiter… Le craquement de milliers de petits os sous leur pas… Les gravures sur les murs, qui décrivaient des scènes qu'il n'avait pas envie d'interpréter… L'odeur de soufre qui semblait peu à peu masquer celle des cadavres en feu… Mais aussi la douleur, sourde et intense, parfois ici, parfois là, mais toujours présente et la barbarie du combat… Il avait des nerfs d'acier et s'occuperait de ces images d'horreur gravées sur ses rétines plus tard, mais… petit à petit, ses pas se faisaient plus erratiques, moins déterminés… ses jambes ralentissaient, il n'y arrivait pas, à les faire accélérer… Pourtant, il y avait le feu et le sang et la mort derrière eux… Mais il n'y arrivait plus.

Seiichi n'était déjà plus conscient depuis quelques pas lorsque son corps atteint sa limite et qu'il s'écroula, la tête la première, sur le sol froid et dur du couloir. Blessé en de multiples endroits, déjà épuisé par l'éboulement et la recherche d'une sortie, il avait puisé dans ses dernières réserves pour survivre jusque-là.

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MessageSujet: Re: Là ou il ne reste qu'un faisceau de lumière [PV Seiichi]   Dim 24 Mai - 15:50

Durant combien de temps les assauts des monstres continuèrent, elle n’en savait rien. Ses bras, ses jambes semblaient déchiquetés, griffés, lacérés. Bien que la situation semblait désespérée, que la douleur se propagait dans ses membres tel du venin, Svanhildr se sentait vivante. Elle luttait avec acharnement. Je suis une guerrière se répétait elle. Chacune de ses fibres pulsaient au rythme des os qui craque. C’était dans ses gènes, c’était impérieux, c’était instinctif : Bat toi.

Rarement elle n’avait été mise autant à l’épreuve. Elle leva les yeux vers son ami, il n’était plus dans son champs de vision. Un coup de queue derrière la jambe l’a fit s’agenouiller. Si les créatures l’avait engloutie, elle avait échoué, pourquoi se battrait t elle encore ? Elle ne pourrait porter la responsabilité d’une mort supplémentaire. Une autre griffure l’atteint à la joue, en dessous de son oeil gauche. Profond mais salvateur. Elle se redressa autant qu’elle le pouvait. Ce n’était plus de la rage de protection qui l’animait. Juste un pur instinct de survie. Une immense lumière vint l’éblouir et une fraction de seconde plus tard, Seiichi venait lui taper l’épaule et l'entraîner dans son sillage. Une fois de plus, l’homme la sortait de l’horreur.

Leur course folle reprit de plus belle. Les bruits d’agonies retentissaient entre les murs froids. La fumée les poursuivaient telle une amante funeste. Le regard de Svanhildr restait fixer sur le dos de l’oracle, un mètre devant elle. Elle était si soulagée de le voir entier. Après tout, il était plus qu’un ami, il était un frère. Après avoir traversé la mort ensemble, par deux fois. Après toutes ces années. Oui, elle venait de retrouver un semblant de famille. Cette pensée atténuait toutes les douleurs. L’Islandaise était robuse mais pas le Japonais. Son coeur rata un battement lorsqu’elle le vit s’écrouler et elle se précipita à terre. Prenant son visage sale entre ses mains et le tapotant en appelant son nom. Il était inconscient mais pas mort. Probablement à bout. La fumée se rapprochait. Ils ne pouvaient pas rester là.

L’oracle lui dirait probablement de l’abandonner ici. A son triste sort. Heureusement, aucun son ne pourrait sortir de sa bouche. De ses deux bras, elle vint soulever l’homme et le plaça sur ses épaules. Chacun de ses pas lui arrachait un cri de douleur. Elle marcha plusieurs mètres ainsi, portée par l'adrénaline et la vision d’une petite alcôve. Ils seraient à l’abri ici. Elle déposa Seiichi et s’écroula à coté. Ses yeux fixant l’obscurité. Elle était seule désormais. Pourquoi ne sombrait elle pas dans l’inconscience elle aussi ? Son bouclier mentale lui permettait il de ne pas se faire happer ? Probablement, s’évanouir tout les deux. C’était y laisser leurs peau. La jeune femme tenta de se redresser mais son corps était à bout et ne répondait plus. Son endurance avait donc des limites. Si elle ne pouvait plus bouger, quel espoir restait il ? Seiichi allait moisir avec elle ici et elle ne reverrait plus jamais Jack. Tous ces efforts pour retrouver ses sentiments auront été vains.

Ses yeux s’embuèrent de larmes et des sillons salées se creusant entre le sang et la poussière. Elle pleurait. Voilà donc quelque chose que son bouclier ne pouvait pas retenir. Même lui ne pouvait accepter cette situation. Toutes ces morsures n’étaient rien à coté de ces larmes d’impuissance. Finalement, elle n’aurait jamais apprit à voler.

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